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1er février: Annonce du Salut

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Anne parlait de l’enfant à ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lc 2, 36-38

Marie Rivier

J'ai la confiance que le plus grand nombre d'entre vous marcheront constamment dans les voies de la perfection. Je le souhaite ardemment, c'est un des plus vifs désirs de mon cœur. Marchons, donc, toutes ensemble d'un commun accord dans ces bienheureuses voies; avançons-y à grands pas; nous en serons plus propres à sanctifier les âmes qui nous seront confiées. Donnons-nous ensuite avec un zèle fervent, au salut du prochain, et réjouissons-nous dans cette pensée, qu'après avoir bien travaillé à gagner des âmes à Dieu, nous aurons le bonheur de nous trouver toutes réunies dans le Ciel. Je désire bien m'y trouver au milieu de vous. Ainsi soit-il.

Entretien sur la fête de la Purification de Marie

Administration général

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Depuis fin novembre, la communauté de Castel s’est enrichie par l’arrivée de cinq nouveaux membres.
En attendant que nous ayons la joie de vous visiter « chez-vous », je suis heureuse de vous présenter celles qui forment désormais le nouveau Conseil général.

 

 

S Madeleine Mendy est née à Bakoteh, Gambie, en Afrique de l’ouest.   Elle a fait ses études primaire et secondaire à l’école Sainte Theresa, Kanifing et plus tard, à l’école Mount Saint Mary’s à Exeter, en Angleterre.  Elle est entrée dans la vie religieuse en octobre 1969 et a fait sa première profession en février 1973 dans sa paroisse de Sainte Theresa.  S Madeleine a reçu son Certificat comme enseignante d’anglais et d’éducation religieuse du Collège Milton Maggai, en Sierra Leone. Comme formatrice elle a servi comme responsable des postulantes, maîtresse des novices et responsable des jeunes professes.  S Madeleine a aussi été Assistante pour la Région de Sénégambie pendant neuf ans et Coordinatrice de la Mission de la Gambie pendant trois ans.  Elle parle six langues : anglais, français, wolof, manjago, jolla et mandingo.  S Madeleine aime lire, jardiner, visiter et prier avec des familles.  Elle aime la littérature africaine ainsi que des films policiers et des « westerns » classiques.   Sa Parole de Dieu favorite vient de Jean 14, 1 : « Que votre cœur ne se trouble pas ! Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. »

Sœur Geneviève Couriaud est née en 1938, en France. Elle a fait profession en 1961. Après des études de sciences physiques, elle a enseigné pendant 15 ans : 10 ans en France et 5 ans au Sénégal, au séminaire moyen. Une de ses grandes joies est d’avoir deux de ses élèves évêques et une trentaine qui sont devenus prêtres.  Ensuite elle a étudié le droit canonique à l’Université Pontificale Grégorienne, à Rome. Après divers services en France, elle a été nommée conseillère provinciale, en 2004 et Assistante provinciale en 2010.  Elle parle le français et l’italien et se remet avec courage à l’anglais. Elle aime la lecture et la marche.  La Parole de Dieu qui la fait vivre et avancer : Lui en vous et vous en moi.

Soeur Marie des Anges Alves est née en 1950, au Portugal. Elle a fait sa profession religieuse en 1970. Après des études de sciences religieuses, elle a enseigné « l’éducation morale et religieuse catholique » pendant 20 ans dans deux écoles publiques.   En 1984 elle est nommée conseillère provinciale, en 1995 Assistante provinciale et en 2000 Supérieure provinciale de la Province du Portugal.  Elle aime la lecture et le silence. Une parole de Dieu forte pour elle est : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole et mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et nous ferons chez lui notre demeure. » Jn 14, 23

S. Claudette Casavant vient de la Province de Prince Albert, Canada.  Elle est née le 15 décembre, 1950, la première de trois enfants.  Sa vocation à la Présentation de Marie a été marquée par le témoignage de joie qu’elle a vu dans la vie des sœurs qu’elle a connues quand elle était élève.  Elle a fait sa première profession le 14 août 1971.  Elle a reçu sa formation professionnelle en éducation, formation religieuse et accompagnement spirituel.   Elle a vécu de riches expériences comme supérieure locale, conseillère provinciale, enseignante, formatrice, accompagnatrice et administratrice d’une paroisse.  Sa compétence et son dévouement ont été un bon appui pour l’administration générale de notre Congrégation.  S. Claudette n’est pas une étrangère pour nous, vu qu’elle a déjà accompli un premier mandat de six ans comme Conseillère générale.  Les Provinces et Régions qu’elle a visités se souviennent d’elle comme une personne avec un attention aimante pour chacune, gentille, amicale et chaleureuse.  Elle est une personne qui aime la vie !  La lecture, se perdre dans un bon livre, est sa meilleure manière de vivre son temps libre (quand elle en trouve).  Parmi les créatures de notre Dieu, elle aime le papillon à cause d’un sens spécial qu’elle lui accorde.  La Parole de Dieu qui la nourrit se trouve dans le Psaume 84,  5 qui dit : « Heureuse celle dont tu es la force, des chemins s’ouvrent dans son cœur. »

Sœur Susan Frederick est née à Methuen, Massachusetts, USA en 1954.  Elle a fait profession en 1980.  Elle est bilingue, parlant l’anglais et le français.  Pendant plusieurs années,  elle a enseigné dans les écoles paroissiales élémentaires du Maine et du Massachusetts.  Sœur Susan a un diplôme en éducation du Collège Rivier, une maîtrise en Spiritualité et un certificat en accompagnement spirituel de l’université Jésuite de Creighton.  Elle a servi sa Province au noviciat, comme Assistante Provinciale, dans la Pastorale des Vocations et comme Présidente de notre école secondaire à Methuen, l’Académie Présentation de Marie.  Sœur Susan aime la nature, la marche, la musique et  la lecture. Une Parole qui  lui donne vie vient de Jean 15, 5, « Celui qui demeure en moi, et moi en lui ; celui-là porte beaucoup de fruit. »

La plus jeune de notre Conseil Général est S. Charito Gorgonio de la Province des Philippines.  Elle est née le 18 septembre 1964 et a prononcé ses premiers vœux le 1er mai 1988.  Elle parle le visayan, le tagalog et l’anglais.  Le français devient rapidement un de ses nouveaux défis.  Sa formation professionnelle est en pédagogie et en accompagnement pour la formation initiale.   Elle a enseigné dans nos écoles PM aux Philippines, a fait de la pastorale sur le campus de l’école et a été Assistante pour la Pastorale des Vocations.  Pendant cinq ans elle a été missionnaire à Sligo, en Irlande, où elle s’est impliquée dans la pastorale des jeunes et dans l’apostolat d’adoration qui est le nôtre à Sligo. Pendant ce temps, elle a aussi participé à la rencontre européenne pour la Pastorale de Vocations.  Ces six dernières années, elle a cheminé avec les professes temporaires de sa Province. Elle a aussi été secrétaire et membre du Conseil Provincial.  Ces expériences variées seront certainement précieuses pour son nouveau service de Conseillère Générale.  Comme loisir, elle aime beaucoup les plantes (certains disent qu’elle a des « pouces verts » !!!). Cela rendra bien service aux nombreuses plantes de la « Casa ».  Elle aime aussi cuisiner et apprécie beaucoup la nature.  Une Parole de Dieu qui lui donne vie est : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimé.  Demeurez dans mon amour. » Jn 17, 9

1ère semaine de février

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Spiritualité de la Création
au rythme de l’année liturgique

 

Les signes des temps

« Jésus dit aux foules : ‘Quand vous voyez un nuage se lever au couchant, vous dîtes aussitôt : La pluie viendra, et c’est ce qui arrive.  Et quand vous voyez souffler le vent du midi, vous dîtes : Il va faire une chaleur accablante, et cela arrive.  Esprits pervers, vous savez reconnaître l’aspect de la terre et du ciel, et le temps présent, comment ne savez-vous pas le reconnaître ? » Luc 12, 54 – 56

 

« On n’a de cesse d’admirer l’esprit pratique de Jésus autant que son sens inné de l’observation.  Il regarde autour de lui, et en un rien de temps, tout ce qu’il voit devient source d’enseignement tant sur le royaume des cieux que sur l’éthique d’une communauté de foi, même les gestes les plus simples ou encore les objets les plus banales de la vie quotidienne.

Pour nous aussi, l’observation du ciel nous permet de prévoir le temps du lendemain et de nous y préparer.  Nul doute que cette faculté de prévoir et de s’adapter est un don de Dieu.

Lire les signes des temps, c’est interpréter le présent pour améliorer l’avenir à court et à long terme.  Actuellement, tout mon être me dit que la Création souffre et qu’elle attend impatiemment une prise de conscience de tous les humains. »

 

Questions :

Comment est-ce que je lis ces signes des temps et comment est-ce que je réagis ?

Comment est-ce que nous lisons ces signes des temps et comment est-ce que nous réagissons ?

Geste à poser :

Organiser une séance de discussion et de partage ou une exposition sur le sujet des changements climatiques.  En cherchant sur Google vous trouverez une vaste documentation sur le sujet.

Tiré de : Les pages vertes de la Bible, Novalis 2011, p. 53 - 56

4e semaine de janvier

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Spiritualité de la Création
au rythme de l’année liturgique

 

Dieu présent en hiver

« Es-tu parvenu jusqu’aux réserves de neige,
Et les provisions de grêle, les as-tu vues ?
De quel côté se diffuse la lumière ?
Par où un sirocco envahit-il la terre ?
Qui a creusé  des gorges pour les torrents
Et frayé la voie à la nuée qui tonne ? » JOB 38, 22-30


Dans cette longue tirade que Dieu dispense en réponse aux interrogations de Job, le passage sur la grêle et la neige, le froid, le gel et la glace surprend. En Israël, pays de déserts il ne devait pas neiger très souvent. Ce sont peut-être les neiges saisonnières du mont Hermon ou celles du massif du Liban qui ont impressionné à ce point les auteurs de la Bible pour qu’on en parle en plusieurs autres passages du Premier Testament.

L’hiver est une saison où l’on dépense beaucoup d’énergie dehors comme dedans : on est plus souvent à la maison, on monte le chauffage, on doit s’éclairer plus tôt le matin et plus tard le soir, on utilise la sécheuse plutôt que la corde à linge, on laisse tourner les moteurs des voitures pour les garder chaudes. Tout ça, ce sont des dépenses d’énergie dont nous devons être conscients.

Comment ne pas nous extasier et retrouver notre cœur d’enfant devant les multiples splendeurs de l’hiver ? La nature est ensevelie sous un magnifique manteau blanc. Pensons que ce manteau sert à protéger les cultures. Et que dire des fragiles flocons ? Ils sont un assemblage de cristaux de glace. Chaque flocon est unique bien que semblable dans sa forme à six branches. Givre et verglas recouvrent les surfaces d’une manière magique. Sans oublier la féerie d’un paysage de cristal causé par la glace déposée sur les arbres.

Merci, Dieu créateur, pour l’hiver !

Geste à poser : Remplacer les visites dans les Centres d’achats par des marches qui favorisent la contemplation des beautés de l’hiver.

Tiré de : Les pages vertes de la Bible, Novalis 2011, p. 49-53

3e semaine de janvier

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Spiritualité de la Création
au rythme de l’année liturgique

 

Omniprésence de Dieu dans la Création

« Le Seigneur répondit alors à JOB

du sein de l’ouragan et dit :

Qui est celui qui dénigre la providence par des discours insensés ?

Où est-ce que tu étais

quand je fondai la terre ?

Qui en fixa les mesures, le saurais-tu ? En quoi s’immergent ses piliers ?

Et qui posa sa pierre d’angle

tandis que les étoiles du  matin chantaient en chœur ?

Dis-le-moi puisque tu es si savant ».

Job 38, 1-7

 

S’engager à travailler de tout son cœur, de toute sa force au sauvetage de la planète n’est pas chose aisée. Changer ses habitudes de vie ne se fait pas facilement. Mais JOB non plus ne l’a pas eu facile. Une fois la décision prise, c’est difficile et contraignant : cela exige un investissement en temps et une conviction forte.

C’est le premier pas qui coûte ! Les sacs en plastique ont été éliminés de l’épicerie, c’est bien ; mais l’a-t-on fait pour les sacs à ordures ou les sacs de magasinage ? Recycler, c’est bien, mais cela ne sert à rien si l’on ne réduit pas la quantité de déchets. Jusqu’à quel point sommes-nous conscientisés de l’urgence de la situation et de l’urgence d’agir ???

Il faut savoir que 7% des humains, soit les 500 millions les plus riches sont responsables de 50% des émissions de gaz à effet de serre. Les 3 milliards de terriens les plus pauvres n’en rejettent que 6%.

Nous ne pouvons pas nous dire chrétiens, disciples de Jésus Christ sans œuvrer de toutes nos forces à la sauvegarde de la Création. L’amour de Dieu, l’amour des autres et l’amour de la Terre sont inséparables. Préserver la création de Dieu est un devoir chrétien. Aimer Dieu, c’est l’aimer dans sa Création. La Bible relate la présence constante et active de Dieu dans sa Création, comme dans le livre de JOB, un livre souvent lu comme une réponse au mal sur la terre. Ici, il s’agit en effet de la réponse au mal qui est fait à la terre et à ses habitants. Dans les chapitres 38 et 39 nous avons deux magnifiques et saisissants chapitres où se déploie toute la création : éléments naturels et êtres vivants.

Geste à poser : Lire seule ou en groupe les chapitres 38 et 39 de JOB.

Tiré de : Les pages vertes de la Bible, Novalis, 2011, p. 45-48

2e semaine de janvier

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Spiritualité de la Création
au rythme de l’année liturgique

 

Un temps pour chaque chose

«  Il y a un moment pour tout et un temps pour chaque chose sous le ciel :
Un temps pour enfanter et un temps pour mourir,
Un temps pour planter et un temps pour arracher le plant,
Un temps pour pleurer et un temps pour rire,
Un temps pour garder et un temps pour jeter,
Un temps pour se taire et un temps pour parler,
Un temps pour aimer !!! Qohéleth 3, 1-8

 

Il est intéressant de noter que le nom de Qohéleth dériverait de l’hébreu qahal qui signifie « assemblée ». C’est donc toute l’assemblée, tout le peuple qui est concerné par ces réflexions, ces méditations sur la condition et la destinée de l’humanité. Tout comme c’est toute la communauté humaine qui est concernée par les enjeux environnementaux et le sort de la planète.

L’auteur de ces propos a pris conscience de la relativité de la vie humaine, de sa finitude, et même du caractère éphémère de l’existence. Mais plutôt que d’en désespérer, il l’accepte comme don de Dieu. Et cette vie, on le découvre dans ces lignes, malgré ses limites et ses fatalités, est bonne. Puisqu’elle est don de Dieu, il faut l’accueillir avec joie et reconnaissance.

Il y a un temps pour chaque chose sous le ciel et un temps pour prendre de bonnes résolutions, celles auxquelles on tient. Prendre de bonnes résolutions c’est regarder avec honnêteté ses propres travers et chercher à les surmonter. Et Dieu sait que ce n’est pas toujours facile.

Il en est ainsi pour la résolution d’œuvrer au sauvetage de la planète. « L’engagement à la protection de l’environnement nécessite un processus extrêmement complexe et douloureux de transformation de nos modes de vie, pour lequel nous ne sommes pas tous prêts ». Jean-Luc Mouton, directeur de la revue Réforme.

Un geste à poser : Prendre le temps de lire l’excellent document de KAIROS intitulé : Cahier de travail énergétique pour bâtiment religieux. Ouvrir le site www.kairoscanada.org dans la section écologie sous « efficacité énergétique » ou chercher ce texte sur Google.

Tiré de : Les pages vertes de la Bible,  Novalis, 2011, p.41-44

HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI

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SOLENNITÉ DE L'ÉPIPHANIE DU SEIGNEUR

Chers Frères et Sœurs!

L’Épiphanie est une fête de la lumière. « Debout ! [Jérusalem] Rayonne ! Car voici ta lumière et sur toi se lève la gloire du Seigneur » (Is 60,1). Avec ces paroles du prophète Isaïe, l’Église décrit le contenu de la fête. Oui, Il est venu dans le monde Celui qui est la vraie Lumière, Celui qui rend les hommes lumière. Il leur donne le pouvoir de devenir enfants de Dieu (cf. Jn 1,9.12). Le voyage des Mages d’Orient est pour la liturgie le début seulement d’une grande procession qui continue tout au long de l’histoire. Avec ces hommes commence le pèlerinage de l’humanité vers Jésus-Christ – vers ce Dieu qui est né dans une étable ; qui est mort sur la croix et qui depuis sa résurrection demeure avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde (cf. Mt 28,20). L’Église lit le récit de l’Évangile de Matthieu avec celui de la vision du prophète Isaïe, que nous avons écouté dans la première lecture : le voyage de ces hommes est seulement un commencement. D’abord étaient venus les bergers – des âmes simples qui demeuraient au plus près du Dieu fait petit enfant et qui pouvaient aller vers Lui plus facilement (cf. Lc 2,15) et Le reconnaître comme Seigneur. Mais maintenant, viennent aussi les sages de ce monde. Viennent les grands et les petits, les rois et les serviteurs, les hommes de toutes les cultures et de tous les peuples. Les hommes d’Orient sont les premiers, suivis par tant d’autres, tout au long des siècles. Après la grande vision d’Isaïe, la lecture tirée de la lettre aux Éphésiens exprime la même réalité d’une façon sobre et simple : les païens partagent le même héritage (cf. Ep 3,6). Le Psaume 2 l’avait exprimé ainsi : « Je te donne les nations pour héritage et pour domaine les extrémités de la terre » (Ps 2,8).

ÉPIPHANIE

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Spiritualité de la Création au rythme de l’année liturgique

Une terre de justice

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre, la lumière a resplendi….car un enfant nous est né, un fils nous est donné ». Isaïe 9, 1,5

« Nous attendons selon sa promesse des cieux nouveaux et une terre nouvelle où la   justice habite »   2 Pierre 3, 13

Déjà sept cents ans avant l’époque chrétienne, le prophète Isaïe avait proclamé son espérance.  A remarquer que tous les verbes sont au passé : un enfant est (déjà) né, le peuple a vu, la lumière a resplendi. Nombreux seront les prophètes à la suite d’Isaïe à proclamer la venue prochaine d’un jour de libération, où la tristesse se changera en joie, où les larmes n’auront plus cours, où la nuit fera place au jour. L’auteur de la Deuxième lettre de Pierre se situe dans cette lignée et va même plus loin. Il appelle à une refonte complète des éléments anciens : des cieux nouveaux et une nouvelle terre. Ce n’est plus seulement la régénération de l’univers actuel qui est proclamée, c’est l’assurance de l’établissement d’un lieu où la justice habitera.

L’épître de Pierre est un vigoureux et émouvant appel à la patience et à la vigilance. Ceux qui doutent du retour du Christ seront confondus car le retard supposé provient de la patience aimante de Dieu, qui veut laisser le temps à chacun de se convertir. Ce que les croyants doivent faire, c’est de vivre dès maintenant dans la sainteté. L’épître insiste sur le fait d’attendre et de hâter cette refondation du monde.

 

Questions-réflexionNos résolutions écologiques vont-elles tenir plus longtemps que nos résolutions du Nouvel An ?

 

-          Eviter le gaspillage de l’eau et de l’électricité

-          Préconiser le recyclage et la réutilisation

-          Acheter un bac à compostage

-          Produire moins de GES en utilisant les transports en commun

-          Réduire nos déchets domestiques

Alors que nous célébrons l’Épiphanie (mot grec qui signifie apparition) ces  engagements ne sont-ils pas  une façon à notre portée pour hâter l’apparition de nouveaux cieux et d’une nouvelle Terre ?

Tiré de : Les pages vertes de la Bible Novalis, 2011, p.37-39