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NOËL

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Spiritualité de la Création au rythme de l’année liturgique

 

 

Joyeux Noël !

« Quand les anges les eurent quittés pour le ciel, les bergers se dirent entre eux : Allons donc jusqu’à Bethléem et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître. Ils y allèrent en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le  nouveau-né couché dans une mangeoire ».  Luc 2,15-19

Comme raconté par l’évangéliste Luc, le merveilleux récit de la Nativité met en scène des gens simples, des marginaux, des exclus : ce sont les bergers. Petits parmi les petits de leur époque, vivant au ban de leur société, ils sont pourtant des gens proches de la nature, habitués qu’ils sont à passer leur vie dehors, sachant trouver les bons pâturages pour faire paître leurs troupeaux, qui sont toute leur richesse, leur unique possession.

Pour que les bergers laissent ainsi leurs troupeaux, il leur fallait vraiment toute une raison. Et quelle raison meilleure que celle de la naissance du Sauveur du monde ! Rien d’autre n’est plus important !

 

Et dire que cette histoire a donné naissance, dans notre société, à une période de consommation démesurée : stress du magasinage, gaspillage de nourriture, suremballage, à quoi il faut ajouter de l’électricité inutilement dépensée, des arbres coupés, etc. JOYEUX NOËL !? En vérité, nous sommes loin du récit où l’on trouve une richesse dans la proximité avec la nature et de la joie dans la pauvreté.

Les bergers pauvres avaient très peu à offrir à Jésus … sinon leur présence. N’est-ce pas là le plus beau cadeau à offrir à nos proches ?

Marie, comme toute mère, contemple son enfant. Ce récit nous plonge dans ces moments miraculeux de notre vie, celle de la naissance d’un enfant, un événement qui change notre regard sur le monde et nous rappelle la « Création nouvelle » que Jésus incarne.

 

Question-réflexion :      Que pouvons-nous changer à nos célébrations des Fêtes pour être plus près des autres et mieux respecter la nature ?

 

Tiré de : Les pages vertes de la Bible – Novalis -2011, p. 28-31

4e semaine de l’Avent

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Spiritualité de la Création


« Comme ils étaient en route, quelqu’un dit à Jésus en chemin : « Je te suivrai partout où tu iras » Jésus lui dit : «  Les renards ont des terriers et les oiseaux du ciel des nids ; le Fils de l’Homme, lui, n’a pas où poser sa tête
».  (Luc 9,57-58)La simplicité volontaire de Jésus

« On peut affirmer que Jésus n’a pas renié ses origines humbles. Jésus était un pauvre parmi les pauvres. L’évangéliste Luc fait naître Jésus dans une étable. Sa mère était une jeune fille d’une petite bourgade insignifiante de Galilée, d’à peine une quinzaine de maisons, selon les archéologues qui ont fouillé le site. Jésus grandit parmi le petit peuple, il partage le quotidien de ces « gens sans importance » aux yeux des grands. Il connaît leur dur et laborieux quotidien, leurs soucis, les impôts et les taxes à payer…et aussi l’affection de ses parents.

Ceci se reflètera dans son enseignement et son comportement. Il parcourra à pied, parfois à dos d’âne, les routes de sa région. Ses paraboles décriront des scènes de tous les jours : une pièce d’argent perdue, une brebis égarée, une pâte qui lève et donne un bon pain, quelqu’un qui frappe à la porte au beau milieu de la nuit, etc.

Alors que le temps des fêtes bat son plein, il est approprié de s’inspirer de l’exemple de simplicité volontaire que nous fournit Jésus.  Il a vécu simplement, mais il ne s’est pas privé inutilement pour autant ; il ne s’est pas complu dans les privations et les mortifications. Il a bu du vin à des noces à Cana, il a été invité à de nombreux bons repas chez Marthe et Marie, chez Zachée, chez Matthieu etc. Et il a connu la valeur de l’argent. » (Les pages vertes de la Bible, p.24-25)

La simplicité volontaire est un mode de vie consistant à réduire volontairement sa consommation. C’est savoir faire la différence entre les besoins et les désirs. C’est apprendre à vivre simplement et à trouver notre joie dans la simplicité. C’est bien « ce mode de vie » que nous avons librement et joyeusement choisi au jour de notre profession. Et que nous avons à re-choisir chaque jour. Car personne n’est immunisé contre les publicités toutes plus attirantes et convaincantes les unes que les autres.

Noël est une belle occasion pour pratiquer la simplicité volontaire et changer quelques-unes de nos habitudes. Le plaisir de donner et de recevoir est légitime, même nécessaire. A nous de trouver la façon de le vivre pour la joie de l’autre, sans abus ni gaspillage. Être écologiste ne veut pas dire d’être des rabat-joie, mais de réfléchir à nos dépenses qui ne sont pas écologiques. Qu’en est-il du papier d’emballage (est-il recyclé ?), des cartes de vœux (viennent-elles de l’UNICEF) ? Beaucoup de petits gestes ne coûtent rien, sauf un effort et un peu de bonne volonté. Un Noël écologique n’est ni austère ni triste ; c’est la fête  du partage, dans la simplicité et la joie d’être ensemble.

Question-réflexion - Qu’est-ce que Noël pour nous, disciples de Jésus ?

ESPERANCE

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Comment peut-on espérer dans la nuit ?
Comment peut-on espérer
quand la mort frappe aveuglément ?
Comment peut-on espérer
quand la folie tue?

Comment peut-on espérer
quand s’élèvent les cris de guerre
plus forts que ceux de paix ?


Peut-on espérer ?
Qu’est-ce que l’espérance ?

Écoute... et vois...
Vois cet enfant fragile, c’est elle
Vois cette foi habitée de Dieu, c’est elle
Vois cette charité en actes, c’est elle
Vois cette promesse réalisée, c’est elle
Vois ce marcheur dans la nuit, c’est elle
Vois cette lueur dans le noir, c’est elle


Choisis l’espérance
Et ton regard sera changé
Reçois-la comme un don de Dieu
Une promesse qui se réalisera
Puisqu’il l’a dit...

Tu seras alors le veilleur
Qui voit poindre l’aube

Tu seras le prophète
Qui voit et annonce
Au-delà des apparences
La venue d’un Règne nouveau

Le prêtre qui célèbre un monde réconcilié
Au cœur même de la haine et des souffrances humaines

Le roi qui se bat pour que déjà
La terre des hommes soit plus conforme
Au Royaume attendu...

L’espérance
Est née
Un jour du temps
Dans ce petit enfant
Appelé Emmanuel
« Dieu avec nous »

Tiré du site - Tancred

2e semaine de l’Avent

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RÉFLEXION ÉCOLOGIQUE

Spiritualité de la Création

L’Avent est la période chrétienne de l’attente (du mot latin adventus qui donnera le verbe advenir). Elle permet de faire advenir une Création nouvelle, ou mieux, une Création renouvelée, de reformuler l’alliance de Dieu avec la Terre.

« Dieu dit à Noé accompagné de ses fils : Je vais établir mon alliance avec vous, avec votre descendance et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous, bref, tout ce qui est sorti de l’arche avec vous, même les bêtes sauvages. J’établirai mon alliance avec vous, il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre. (…) Quand je ferai apparaître les nuages sur la terre et qu’on verra l’arc dans la nuée, je me souviendrai de mon alliance entre moi, vous et tout être vivant quel qu’il soit ». Genèse 9, 8-16

« Le récit se déploie en une longue et profonde bénédiction de Dieu où s’entremêlent plusieurs éléments majeurs. Dans un premier temps (8, 21-22) Dieu commence par se promettre de ne plus jamais maudire le sol à cause de l’homme. Ensuite (9,1-7), c’est la bénédiction donnée aux êtres humains d’être féconds et de se multiplier sur la terre ainsi que l’ordonnance d’assujettir les animaux. Puis (9, 8-11) Yahvé établit une alliance éternelle et universelle avec le genre humain et les êtres vivants, avec toutes les créatures. Enfin, (9, 12-16), l’arc dans la nuée devient le signe visible de l’établissement de cette alliance ». Finalement, l’être humain ne s’en tire pas trop mal ».

« Par contre dans d’autres traductions dont celle de La Bible, Nouvelle traduction (Pour un Christ vert, Paris, Ed. Salvador, 2009) nous lisons :

« Vous êtes la peur, vous êtes l’épouvante de tous les animaux de la Terre

de tout ce qui vole dans le ciel, de tout être animé sur le sol

et de tous les poissons de la mer ».

Il semble ici, que «  l’espèce humaine soit devenue l’épouvante de la Création. Au secours ! crient les mille voix des animaux à l’unisson ; les humains détruisent la Terre ! Ils saccagent nos habitats et les écosystèmes ! Ils détruisent les sols, polluent les airs, souillent les eaux et nous tuent ! »

« La crise du changement climatique tant médiatisée en cache une autre : la crise de la biodiversité. Près du quart de toutes les espèces vivantes, animales et végétales, pourrait disparaître d’ici le prochain siècle, sous les pressions des activités humaines. (…) Ces espèces vivantes, résultats d’un long processus d’évolution commencée il y a des millions d’années, sont disparues à jamais et ne reviendront pas »  (Les pages vertes de la Bible, Novalis, 2011, p.15-18).

 

Question à réfléchir personnellement ou en groupe (vos commentaires sont bienvenus)

Est-ce là notre façon de respecter notre part dans l’alliance universelle établie par notre Dieu ?